Le paysage pour développer le territoire  

Démographie, emploi, tourisme, économie, environnement, ...          

L’attractivité du territoire est un défi que les délégués communautaires relèvent chaque jour.

Parmi les pistes possibles, le paysage s’impose comme un support de développement. Équilibré entre prairies, champs cultivés, rivières et forêts, le paysage du Pays de la Saône Vosgienne propose en effet encore des vues saisissantes sur la nature et les bourgs qui l’habitent. Parce qu’il est préservé, à la différence d’autres secteurs français absorbés par l’urbanisation galopante, il peut devenir un formidable atout sur lequel il sera possible de prendre appui pour répondre aux préoccupations actuelles.

 

Un plan de paysage, c’est quoi ?

 

Mené en trois phases successives, le Plan de Paysage est une étude qui permet de diagnostiquer les paysages, de définir la stratégie la mieux adaptée pour assurer leur évolution et leur valorisation dans les meilleures conditions et, enfin, d’arrêter un programme d’actions concrètes à mettre en œuvre à court, moyen et long terme pour appliquer cette stratégie.

Depuis janvier 2014, grâce à des ateliers de concertation largement ouverts à la population, aux associations et aux différents acteurs du paysage, l’équipe d’études a pu synthétiser les points forts de nos paysages (patrimoine rural de  qualité, forte présence de l’eau avec les cours d’eau, fontaines, lavoirs, etc., patrimoine artisanal et industriel riche et diversifié, nombreux monuments historiques), mais aussi ses points faibles (banalisation du bâti avec la construction de pavillons en dehors des cœurs de villages, dégradation des villages en raison de l’abandon des habitations et anciens corps de fermes, fermeture de quelques vallées, disparition progressive des espaces boisés, renforcement des phénomènes d’érosion, etc.).

 

Au regard de cette description, quatre  orientations stratégiques ont été définies :  préserver et développer des espaces agricoles et forestiers participant  positivement au cadre de vie, révéler l’identité liée à l’eau, favoriser la découverte touristique et le développement local, soutenir un urbanisme de qualité, reflet de l’identité architecturale du territoire.

Les actions concrètes sont actuellement mises au point et le Plan de Paysage devrait être finalisé avant la fin du mois de juin.

 

Un PLUi pour aller plus loin

 

Pour renforcer la protection de ce patrimoine paysager, les délégués communautaires ont décidé d’articuler le Plan de Paysage avec l’élaboration d’un Plan Local d’Urbanisme intercommunal. Il s’agit d’un document d’urbanisme, opposable aux tiers, qui, pour réglementer le droit d’occupation du sol, prendra en compte les préconisations retenues par le Plan de Paysage et les traduira dans ses différentes pièces : le diagnostic, le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD), le règlement écrit et graphique.

 

 

Des démarches construites pour et avec vous !

 

Le PLUi ne prend pas en compte uniquement le paysage ; il s’intéresse à tout ce qui fait le territoire : économie, agriculture, tourisme, emploi, risques,  démographie, mixité sociale, services aux habitants, déplacements et mobilité, habitat, architecture, biodiversité, eau, environnement, énergies renouvelables,… Il intègre toutes ces dimensions pour dessiner le projet politique du territoire sur les dix années à venir. C’est pourquoi, les   délégués communautaires vous invitent à exprimer votre point du vue sur votre quotidien : ce que vous appréciez en vivant sur le territoire, ce qui vous déplaît, ce qui vous dérange, les difficultés que vous rencontrez, les idées et propositions que vous souhaitez faire partager. Plusieurs ateliers de concertation seront ouverts à tous (27 avril à Viviers-le-Gras, 4 mai à Regnévelle, 11 mai à Les Thons).

  

Le saviez-vous?

 

Le PLUi est un document d’urbanisme qui encadre le droit à construction : il définit la nature des espaces, réglemente les formes de constructions et permet de délivrer les permis de construire. Conçu à l’échelle intercommunale , il permet de décider de l’avenir du territoire en orientant une occupation des espaces qui soit respectueuse des objectifs de développement durable.